sub f t by f_t;
sub t y by t_y;
} liga;
La magie des features Opentype.
Et l'application? Me permettre de faire pleins de ligatures,
de petites capitales et de chiffres elzéviriens à remplacer.
Fengardo a atteint l'adolescence,
j'attends la crise, mais comme moi je n'en ai pas fait,
ma progéniture numérique me l'épargnera peut-être,
en tout cas maintenant, je vais pouvoir songer à l'engraisser,
peut-être même lui offrir une sœur italique,
mais sans brûler les étapes, s'il vous plaît.
¶
C'est un peu jouissif de s'enfoncer toujours plus
dans un monde de monomaniaques infectés par la lettre,
il doit y avoir une bonne part de masochisme là-dedans,
mais une fois atteint, on ne peut plus concevoir
de ne pas rire à ça [NB: kerning = crénage]:
_________________________________________________________

> (via www.typographe.com)
_________________________________________________________
Et de mon côté pour l'instant ça donne ça, le début du commencement:
[Alphabet romain/ bas de casses+Capitales+Petites capitales]
_________________________________________________________

__________________et tu cliques pour agrandir__^___
¶
Bon à part la typo, il y a quand même une vie,
quelque part dans une dimension parallèle.
Celle des salles obscures par exemple…
Bon, cette partie n'intéressera pas ceux
qui n'aiment pas aller au cinéma, si si ça existe;
elle aime passionnément la cannelle pour compenser.
-
Vus et appréciés, voire bien appréciés,
Valse avec Bachir et In Bruges (Bon baiser de Bruges).
Le premier, un long métrage d'animation,
dans lequel on accompagne un ancien soldat
israélien dans sa quête de souvenirs, qu'une amnésie partielle
lui a retiré du moment où les massacres de Sabra et Chatila
ont été perpétrés au Liban; Il sait qu'il n'en était pas loin,
mais ne se souvient plus ce qu'il faisait ce jour-là…
Ça mérite vraiment de s'y arrêter, par intérêt plus que par curiosité.
Le second, In Bruges, une comédie dramatique à l'anglaise,
j'y ai trouvé un petit quelque chose de Guy Ritchie,
en plus drôle, un peu plus fin peut-être,
mais pas une finesse que je décrirais comme visible.
L'idée générale, le scénario et les personnages sont
vraiment atypiques et font de ce film un vrai moment…différent.
J'aime beaucoup la façon de jouer de l'absurde dans le cru,
et la vision tout sauf manichéenne de la rédemption,
pour laquelle aucune solution n'est donnée.
Collin Farell et Ralph Fiennes m'ont fourni
des preuves supplémentaires de mon estime pour leur jeu,
et la redécouverte de Clémence Poésy,
qu'on pourrait avoir envie de surveiller.
Il semblerait que ce soit une tendance du cinéma grand-britton
à faire dans les nuances et les histoires sans happy end,
ce qui ne leur fait que gagner en humanité,
pour ma part, j'adhère, même si je ne peux m'empêcher
d'avouer que j'ai été déçu face à Hallam Foe;
je m'attendais à quelque chose de plus intéressant,
même si le personnage joué par Jamie Bell
(souvenez-vous, Billy Elliot) est aussi attachant
que ce que j'avais pressenti dans la bande-annonce.
À vous de voir si un tour à Glasgow vous tente.
¶
Le mot de la fin pour le poète:
« Si par hasard, su'l'pont des arts, tu croises le vent, le vent frippon,
prudence, prends garde à ton jupon…»
Quand de sombres silhouettes croassantes veillent à mon éveil
j'éoute leur chant, tombant de ces minarets,
comme l'introduction à une journée laborieuse.
¶
J'ai l'œil obturé et l'esprit narratif,
Un scène atypique suffit à stimuler l'imagination.
Parfois c'est juste une poésie personnelle, je perçois
la métaphore de la vie dans des débris que les passants
ne regardent qu'avec lassitude parce qu'ils ne leur évoquent que
les « forces de désintégration » en marche, celles dont il vaut
mieux taire le nom pour ne pas s'attirer leurs foudres.
À côté de cela, l'intégration paraît de moins en moins
évidente lorsqu'on ère dans le milieu de la voulue
indépendance intellectuelle, parmi l'avant-garde
des esprits nouveaux qui se complaisent
dans leur recherche conceptuelle de la bizarrerie artistique.
¶
Un salon d'extérieur avec vue sur les eaux du fleuve.
L'écran de ma fenêtre enneigé, celui de la télé des voisins aussi.
Un jour de pluie qui laisse rêveur, et les pieds humides.
¶



¶
Leica CL.
Ne pas maîtriser m'empêche d'idéaliser.
¶
Les questions d'avenir sont entre les mains de jurys
aux intentions obscures, et dans l'espoir d'amitiés optimistes,
du métro au mcDo, ça fera un collectif « populaire »,
vieillir c'est pas si mal après tout.
parce qu'on est pas dehors,
et j'aime éviter 'on'.
'On' ne pense qu'à soit et à ça:
ce qu'il faut faire et comment le faire.
J'emprunte des chemins de traverse
loin du pratique et consensuel tramway.
Je prends le temps de découvrir
ce que je ne voyais que de loin,
je pourchasse le « guitariste épaulard »,
comme un chasseur d'inspiration,
et je finis par le perdre dans le bois urbain.
Il y a le parfum des autres, ceux qui sont deux,
et vous rappellent que seul, la sensation s'engourdit.
Il y a ce chat lent, nonchalant,
voire immobile sur sa ligne Maginot,
et la maison au carré que l'ont voit du train,
rue de l'église sanglante, je note, sanglote,
fichu moucheron qui s'est fiché dans mon œil.
¶

¶
Souvenir de là où nous, on est des provinciaux.
Rome et son métro, Parisine et son ego,
voir l'homme dans la lettre, ce n'est pas vraiment naturel;
déformation typ-rofessionnelle.
Et chez Richelieu on nous propose de manière
très parisienne de visiter un salon Louis XV,
comment retenir notre joie provinciale?
Sophie a reçu des insultes d'un admirateur sans doute déçu.
« Vous avez bien essayé de remplir du vide
avec du vent, votre exposition etc. »
Daumier: je veux la même presse lithographique
portative pour Ayyam-I-ha, tout juste 20 kg, sans la pierre.
Et tant qu'on a des plans, achetons d'la pomme.
Come forth baron of Witherhand,
For minute woes shall be your lot,
the fee for keeping troubles at bay.
¶
On joue un morceau de papier, pas une vie,
et s'on y accroche comme si c'était une fin en soi,
plus l'échéance approche et moins je ne donne de sens
à ce que je vais devoir faire, c'est sans doute une réaction naturelle
de douter face à l'obstacle qui se présente,
même s'il n'est pas impressionant a priori.
¶
Et typo dont on accouche. La grossesse fut difficile,
il a presque fallu une césarienne mais là voilà prête à grandir.
Il va d'abord falloir dépister les coquilles avant de songer
à d'aller plus loin, et cet été je prendrais peut-être
le temps de la développer, tout un programme.
¶
#
ressassant les herbes folles et les rochers solitaires.
Le vide naturel semble adoucir la rugosité de la vie.
Ce Kazakhstan me rappelle une Arménie que j'ai,
depuis des carnets de voyage, l'envie de voir par moi-même.
Ces grande plaines de simple végétation et de roches éparses
m'invitent à ce détachement matériel si conseillé,
à cette confrontation spirituelle nécessaire,
à être, sans parasites, à l'être, sans contexte aliénant.
Ça ressemble à ces endroits où la solitude annihile
tous les problèmes que peut engendrer un caractère acquis;
là où un comportement profondément naturel ne blesse personne.
C'est sans doute ce qui a toujours entretenu cette part solitaire en moi,
cette permanente aptitude à être décalé, banalement décalé.
¶
Ça va faire bien 6 mois que je lutte avec mes caractères,
surtout avec celui qui me tient le plus à cœur depuis tout ce temps.
Cette typo sans nom a énormément évolué depuis l'idée de départ,
pourtant elle est encore loin de l'aboutissement.
Je viens juste de finir des bas de casses qui me satisfont
mais qui nécessitent encore une bonne quantité de travail.
Jusque là, je trouvais toujours l'ensemble bancal,
ça commence à se résoudre petit à petit,
et je finirais par l'avoir ma linéale 'faite maison'.
Je vais déjà commencer donner de la mâturité aux formes, ce qui,
vu mon rythme de gastéropode, prendra bien quelques mois encore.
« Let the music keep our spirits high… » Joan Báez
[Before the Deluge]
Vent de nuit
Un vent si franc et doux la nuit, c'est plutôt rare par ici,
celui que j'ai croisé l'autre soir était pourtant bien réel; un vrai délice,
pas de ces vents qui vous collent les cheveux dans la bouche,
les font vous chatouiller le visage de manière désagréable
ou vous obligent à plisser les yeux pour continuer à avancer.
Ce vent là était de ceux qui évoquent une poésie
des choses simples, des choses essentielles,
comme trouver la beauté dans tout ce qui nous entoure.
¶
Presque un mois de silence,
par manque de temps, manque de motivation,
manque d'intérêt à raconter sans doute.
Je n'ai pas eu beaucoup d'occasions de tester
des choses vraiment personnelles, à part quelques
avancées typo mais qui ne sont à mes yeux pas notables.
D'un côté je prends mes mains maladroites
du calque et un crayon pour revenir à une pratique de la création
de caractère moins virtuelle, de l'autre j'expérimente
un nouvel outil en ligne à l'utilisation spécifique: Fontstruct.
créé par Fontshop et opérationnel depuis le 1er avril.
Il permet de créer rapidement et efficacement
des typo modulaires en se servant de formes
géométriques de base et une grille orthonormale,
les capacités sont étendues, mais je pense que
ça ne devrait être qu'un outil de création basique,
ce que je veux dire par ce terme, c'est qu'une typo
dessinée avec cet outil requiert un certain travail
dans des logiciels plus poussés par la suite,
ne serait-ce que pour les interlettrages et les crénages.
-
J'ai fait deux essais, un assez simple,
et l'autre qui était un petit défi:
associer des dessins et caractéristiques
de caractères Elzévirs à une esthétique pixellisée,
reproduire les courbes adéquates en pixel n'est pas
un exercice de style facile, expérience courte & intéressante.

Côté cinéma, j'ai un peu rattrapé une partie du retard pris.
On notera un dernier Gondry, amusant mais sans plus,
il nous a habitué à mieux. Un dernier Wes Anderson
que j'ai pour ma part beaucoup apprécié et qui m'a poussé
à revenir sur ses anciens films, dont un déjà vu:
Life Aquatic, Rushmore, the Royal Tenenbaums, des long-métrages
pleins d'un humour qui me touche particulièrement,
et que peu de gens semblent comprendre et/ou apprécier.
Et puis il y a le dernier Klapisch aussi, un Luchini en forme
(je me demande s'il ne l'a pas toujours été)
Duris toujours aussi bon, enfin pour ce que j'en dit.
Un bon point pour ce moment d'émotion versatile.
À conseiller, le retour poignant sur le Locked-in Syndrom,
dans le Scaphandre et le Papillon. On y retrouve Mathieu Amalric
qui joue un rôle inspiré d'une histoire réelle,
celle d'un homme qui du jour au lendemain se retrouve entièrement
paralysé à l'exception de ses yeux et de son esprit.
Jean-Dominique le personnage principal prend la chose avec cynisme.
J'appréciais déjà beaucoup Mathieu Amalric pour son jeu,
et une sorte d'aura que je lui trouve mais là,
c'est à mon sens une autre performance,
une réussite, enfin vous verrez p-e par vous même.
Vent de jour
Glacial, déroutant pour un mois d'avril,
mêlé à ces flocons de petit Poucet.
Fast and Work, or learn to work fast,
fast asleep when time is available for that.
Dead singers for sole company,
I sought and I still seek which way to take,
the one surrounded by fake, or the one paved with a higher stake.
Neither me nor thee, my quarry is the conscience of what is not vain,
Neither me nor thee, I carry the remembrance of what I wished,
further now in the blur of some northern mist.
¶
Lest it would slow the running tide,
don't forget, ever to smile.
¶
And nick says :
« …you'll find the sheds are, nicer than you thought. »
¶
Le projet test. Celui par lequel j'ai voulu appréhender les tenants
et les aboutissants de la création d'un fonte numérique,
ça ne casse clairement pas trois pattes à un canard,
sans doute parce que je suis un grand défenseur des canards…

¬cliquez pour agrandir>
« I could have been a sailor, could have been a cook,
A real live lover, could have been a book. »
coincé entre les Vanuatu et Samoa,
du Pacifique aux autres antipodes,
je renoue avec la mixité culturelle,
et ça remet en place.
¶
Il aura fallu que je parcoure
quelques trois milles kilomètres pour revoir
des gens de France, de Belgique,
qui sont parti servir en Terre sainte.
Quelle beau nom que la « Terre sainte »,
elle l'est pour beaucoup et ça fournit de l'eau
aux moulins des religieux aussi peu au fait
de la substance réelle de leur croyance
que du bon sens, rancœur séculaire.
Au milieu de la poudrière se trouve
notre centre mondial, enclave finement intégrée
au Mont Carmel, lieu de nombreuses prophéties.
¶
Cette réunion mondiale rappelle
qu'une union des peuples est possible,
mais les sceptiques/agnostiques/athées/(quasi-)nihilistes
[*offre cumulable] auront sans doute du mal avec ça
pendant encore un moment,
le pessimisme est dans l'air du temps,
une sorte d'état d'esprit paraît-il réaliste,
soyons fatalistes aussi, il n'y aura plus de déceptions.
L'ironie tient dans la polysémie du mot
selon la langue employée;
.deception. the fact of being deceived.
Le fait d'être trompé, trahi.
Et c'est bien là la plus belle tromperie,
mais tant que cela aide à faire oublier
pourquoi on ne trouve aucun sens à la vie,
c'est sûrement rassurant.
Parler dans le vent n'alimentera pas plus
nos quelques éoliennes,
alors à parler de bizarrerie culturelle,
on peut évoquer Israël.
Au-delà des tensions dont la télévision se fait miroir,
le visiteur sera témoin de mélanges
et de coutumes parfois déroutantes.
En parlant de chose déroutante,
on pourrait commencer par l'Hébreu.
Je n'ai pas résisté à l'appel de la compréhension
de ses glyphes inconnus, et à force de comparaisons,
de déductions je suis à peu près parvenu à avoir
une lecture basique de cette alphabet,
mais de là à maîtriser le sens, c'est une tout autre affaire.
Cette langue millénaire a longtemps perduré
dans la tradition orale et dans les quelques écrits saints
des communautés juives de par le monde,
alors à la création de l'état d'Israël
après la seconde guerre mondiale,
il a fallu trouver une langue commune
pour que les juifs de tout pays se comprennent.
L'Hébreu est donc passé de l'état de
'langue comateuse' à 'langue vivante'.
Une fois qu'on s'est habitué
à la lecture de droite à gauche,
il faut aussi comprendre l'absence fréquente de voyelles,
et c'est là que la compréhension des variations
est quasi impossible sans une aide avertie.
Cette confrontation m'a poussé à réfléchir
aux applications linguistiques
que pourrait avoir la typographie.
¶



¶
Mais au-delà de la langue et des panneaux en hébreu,
arabe et retranscription européenne,
il y a aussi les fonctionnements culturels à 3 vitesses.
Israël réunit trois communautés religieuses majeures
et au sein de ces communautés bien plus encore
de communautés nationales.
Les quartiers de villes sont les réceptacles
de ces communautés et chaque quartier
vit au rythme de son propre système,
c'est quelque part pratique,
mais quand on ne fait pas attention, on peut s'y perdre.
Les magasins juifs fermeront pour Shabbath (samedi),
dans les quartiers musulmans,
il ne faudra rien espérer obtenir un vendredi,
et du côté des chrétiens, on est pas trop dépaysé
puisque le jour du seigneur est toujours dimanche.
Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce melting-pot,
mais je préfère ne pas m'étendre là-dessus,
je noterai juste que mon premier voyage
en terre d'Israël en 2000
ne m'avait pas laissé une telle marque de culture.
Côté société, la chose plus qu'appréciable,
ce fut l'absence de la frénésie des fêtes de fin d'année,
pas de Noël lumineux et réchauffé,
pas de nouvel an pétaradant et lassant,
un calme plat et un plaisir non dissimulé
à fuir tout ce tintamarre et les « bonnes résolutions »;
et puis quand il fait au moins 20 degrés,
on ne se rend pas compte que décembre avance.
¶
D'un jardin luxuriant au port de Haïfa,
je me suis aussi arrêté pour quelques dessins,
pas forcément en rapport avec les lieux,
je n'avais pas trop le cœur au dessin à vue
(un peu tout de même).
¶
Il y a eu quelques photos aussi,
mais mon appareil commence vraiment
à me sortir par les naseaux,
les photos ne sont jamais ce que je voudrais
qu'elles soient ou alors très rarement,
il faudra songer à en changer
quand les finances le permettront
(la médiocrité du photographe
ne se changera pas à coup de deniers
alors améliorons ce qui peut l'être).
> Photos <
