Samedi 13 septembre 2008
Je déménage en laissant les meubles…


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Par Lollipop
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Jeudi 14 août 2008

C'est en frissonant que j'ai fait ce parallèle
entre deux hommes que j'admire.
Non pas pour leurs fins tragiques,
ni pour le culte qui peut en résulter,
mais bien pour leur poésie,
pour leur vision décalée du monde,
sans aggressivité ou répulsion infantile.
Deux styles différents et pourtant cette même envie
de changer le monde par leurs créations.
L'un est mort de penser qu'il n'aidait personne,
l'autre de se qu'il s'infligeait sans doute
dans l'accomplissement de sa quête.
De cinq années de différences à la naissance,
ils ont réduit l'écart à 3 années pour leurs décès,
à 26 et 28 ans, Tanworth-in-Arden et Paris.
Et comme si l'hypersensibilité maladive
devait avoir toujours la même forme physique,
ils partagent les airs d'une ressemblance troublante.

Nick Drake [1948-1974] • Jim Morrison [1943-1971]



Par Lollipop
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Mercredi 13 août 2008

Par Lollipop
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Lundi 4 août 2008
Je vais faire au plus simple,
les pavés c'est pour les mares, les gueules ou sous les plages.
Des vacances sous le signe de l'improvisation et de l'incertitude.
Mais le lien dans tout ça, c'est bien sûr la typo.
[et un tout petit peu de photo]
J'ai vu quelques abominations sur la côte,
et j'ai travaillé à améliorer les miennes.


Fengardo devient aussi italique,
et sera peut-être obèse d'ici la fin de l'été.
[Version actu-italisée du visuel connu]

Et suite à un travail de têtière sur lequel je suis en ce moment,
j'en ai attaqué une nouvelle [un peu comme les carnets], Anatolia.
Une typo de texte, serif, mélange réservé de calligraphie
orientale et d'alphabet romain destiné au labeur.
Anatolia, parce que cette terre, sol nourricier de la nation turque,
trait d'union entre deux blocs culturels (si on fait de gros raccourcis),
est également celle qui a vu, par la révolution d'Attatürk,
un alphabet arabe être remplacé par un alphabet latin.
Il paraît difficile de trouver un nom qui colle le plus à mes intentions.
Il y a du boulot pour un moment, et ce n'est pas pour me déplaire.


Par Lollipop
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Vendredi 11 juillet 2008
feature liga {
  sub f t by f_t;
  sub t y by t_y;
} liga;


La magie des features Opentype.
Et l'application? Me permettre de faire pleins de ligatures,
de petites capitales et de chiffres elzéviriens à remplacer.
Fengardo a atteint l'adolescence,
j'attends la crise, mais comme moi je n'en ai pas fait,
ma progéniture numérique me l'épargnera peut-être,
en tout cas maintenant, je vais pouvoir songer à l'engraisser,
peut-être même lui offrir une sœur italique,
mais sans brûler les étapes, s'il vous plaît.

C'est un peu jouissif de s'enfoncer toujours plus
dans un monde de monomaniaques infectés par la lettre,
il doit y avoir une bonne part de masochisme là-dedans,
mais une fois atteint, on ne peut plus concevoir
de ne pas rire à ça [NB: kerning = crénage]:
_________________________________________________________

> (via www.typographe.com)
_________________________________________________________

Et de mon côté pour l'instant ça donne ça, le début du commencement:
[Alphabet romain/ bas de casses+Capitales+Petites capitales]
_________________________________________________________

__________________et tu cliques pour agrandir__^___


Bon à part la typo, il y a quand même une vie,
quelque part dans une dimension parallèle.
Celle des salles obscures par exemple…
Bon, cette partie n'intéressera pas ceux
qui n'aiment pas aller au cinéma, si si ça existe;
elle aime passionnément la cannelle pour compenser.
-
Vus et appréciés, voire bien appréciés,
Valse avec Bachir et In Bruges (Bon baiser de Bruges).
Le premier, un long métrage d'animation,
dans lequel on accompagne un ancien soldat
israélien dans sa quête de souvenirs, qu'une amnésie partielle
lui a retiré du moment où les massacres de Sabra et Chatila
ont été perpétrés au Liban; Il sait qu'il n'en était pas loin,
mais ne se souvient plus ce qu'il faisait ce jour-là…
Ça mérite vraiment de s'y arrêter, par intérêt plus que par curiosité.
Le second, In Bruges, une comédie dramatique à l'anglaise,
j'y ai trouvé un petit quelque chose de Guy Ritchie,
en plus drôle, un peu plus fin peut-être,
mais pas une finesse que je décrirais comme visible.
L'idée générale, le scénario et les personnages sont
vraiment atypiques et font de ce film un vrai moment…différent.
J'aime beaucoup la façon de jouer de l'absurde dans le cru,
et la vision tout sauf manichéenne de la rédemption,
pour laquelle aucune solution n'est donnée.
Collin Farell et Ralph Fiennes m'ont fourni
des preuves supplémentaires de mon estime pour leur jeu,
et la redécouverte de Clémence Poésy,
qu'on pourrait avoir envie de surveiller.
Il semblerait que ce soit une tendance du cinéma grand-britton
à faire dans les nuances et les histoires sans happy end,
ce qui ne leur fait que gagner en humanité,
pour ma part, j'adhère, même si je ne peux m'empêcher
d'avouer que j'ai été déçu face à Hallam Foe;
je m'attendais à quelque chose de plus intéressant,
même si le personnage joué par Jamie Bell
(souvenez-vous, Billy Elliot) est aussi attachant
que ce que j'avais pressenti dans la bande-annonce.
À vous de voir si un tour à Glasgow vous tente.

Le mot de la fin pour le poète:
« Si par hasard, su'l'pont des arts, tu croises le vent, le vent frippon,
prudence, prends garde à ton jupon…
»

Par Lollipop
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Jeudi 12 juin 2008



Quand de sombres silhouettes croassantes veillent à mon éveil
j'éoute leur chant, tombant de ces minarets,
comme l'introduction à une journée laborieuse.

J'ai l'œil obturé et l'esprit narratif,
Un scène atypique suffit à stimuler l'imagination.
Parfois c'est juste une poésie personnelle, je perçois
la métaphore de la vie dans des débris que les passants
ne regardent qu'avec lassitude parce qu'ils ne leur évoquent que
les « forces de désintégration » en marche, celles dont il vaut
mieux taire le nom pour ne pas s'attirer leurs foudres.
À côté de cela, l'intégration paraît de moins en moins
évidente lorsqu'on ère dans le milieu de la voulue
indépendance intellectuelle, parmi l'avant-garde
des esprits nouveaux qui se complaisent
dans leur recherche conceptuelle de la bizarrerie artistique.

Un salon d'extérieur avec vue sur les eaux du fleuve.
L'écran de ma fenêtre enneigé, celui de la télé des voisins aussi.
Un jour de pluie qui laisse rêveur, et les pieds humides.





Leica CL.
Ne pas maîtriser m'empêche d'idéaliser.

Les questions d'avenir sont entre les mains de jurys
aux intentions obscures, et dans l'espoir d'amitiés optimistes,
du métro au mcDo, ça fera un collectif « populaire »,
vieillir c'est pas si mal après tout.

Par Lollipop
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Dimanche 25 mai 2008
J'aime la pluie et les dimanche soirs
parce qu'on est pas dehors,
et j'aime éviter 'on'.
'On' ne pense qu'à soit et à ça:
ce qu'il faut faire et comment le faire.
J'emprunte des chemins de traverse
loin du pratique et consensuel tramway.
Je prends le temps de découvrir
ce que je ne voyais que de loin,
je pourchasse le « guitariste épaulard »,
comme un chasseur d'inspiration,
et je finis par le perdre dans le bois urbain.
Il y a le parfum des autres, ceux qui sont deux,
et vous rappellent que seul, la sensation s'engourdit.
Il y a ce chat lent, nonchalant,
voire immobile sur sa ligne Maginot,
et la maison au carré que l'ont voit du train,
rue de l'église sanglante, je note, sanglote,
fichu moucheron qui s'est fiché dans mon œil.



Souvenir de là où nous, on est des provinciaux.
Rome et son métro, Parisine et son ego,
voir l'homme dans la lettre, ce n'est pas vraiment naturel;
déformation typ-rofessionnelle.
Et chez Richelieu on nous propose de manière
très parisienne de visiter un salon Louis XV,
comment retenir notre joie provinciale?
Sophie a reçu des insultes d'un admirateur sans doute déçu.
« Vous avez bien essayé de remplir du vide
avec du vent, votre exposition etc. »
Daumier: je veux la même presse lithographique
portative pour Ayyam-I-ha, tout juste 20 kg, sans la pierre.
Et tant qu'on a des plans, achetons d'la pomme.
Par Lollipop
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Lundi 12 mai 2008






Come forth baron of Witherhand,
For minute woes shall be your lot,
the fee for keeping troubles at bay.


On joue un morceau de papier, pas une vie,
et s'on y accroche comme si c'était une fin en soi,
plus l'échéance approche et moins je ne donne de sens
à ce que je vais devoir faire, c'est sans doute une réaction naturelle
de douter face à l'obstacle qui se présente,
même s'il n'est pas impressionant a priori.

Et typo dont on accouche. La grossesse fut difficile,
il a presque fallu une césarienne mais là voilà prête à grandir.
Il va d'abord falloir dépister les coquilles avant de songer
à d'aller plus loin, et cet été je prendrais peut-être
le temps de la développer, tout un programme.


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Par Lollipop
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