Vendredi 11 juillet 2008
feature liga {
  sub f t by f_t;
  sub t y by t_y;
} liga;


La magie des features Opentype.
Et l'application? Me permettre de faire pleins de ligatures,
de petites capitales et de chiffres elzéviriens à remplacer.
Fengardo a atteint l'adolescence,
j'attends la crise, mais comme moi je n'en ai pas fait,
ma progéniture numérique me l'épargnera peut-être,
en tout cas maintenant, je vais pouvoir songer à l'engraisser,
peut-être même lui offrir une sœur italique,
mais sans brûler les étapes, s'il vous plaît.

C'est un peu jouissif de s'enfoncer toujours plus
dans un monde de monomaniaques infectés par la lettre,
il doit y avoir une bonne part de masochisme là-dedans,
mais une fois atteint, on ne peut plus concevoir
de ne pas rire à ça [NB: kerning = crénage]:
_________________________________________________________

> (via www.typographe.com)
_________________________________________________________

Et de mon côté pour l'instant ça donne ça, le début du commencement:
[Alphabet romain/ bas de casses+Capitales+Petites capitales]
_________________________________________________________

__________________et tu cliques pour agrandir__^___


Bon à part la typo, il y a quand même une vie,
quelque part dans une dimension parallèle.
Celle des salles obscures par exemple…
Bon, cette partie n'intéressera pas ceux
qui n'aiment pas aller au cinéma, si si ça existe;
elle aime passionnément la cannelle pour compenser.
-
Vus et appréciés, voire bien appréciés,
Valse avec Bachir et In Bruges (Bon baiser de Bruges).
Le premier, un long métrage d'animation,
dans lequel on accompagne un ancien soldat
israélien dans sa quête de souvenirs, qu'une amnésie partielle
lui a retiré du moment où les massacres de Sabra et Chatila
ont été perpétrés au Liban; Il sait qu'il n'en était pas loin,
mais ne se souvient plus ce qu'il faisait ce jour-là…
Ça mérite vraiment de s'y arrêter, par intérêt plus que par curiosité.
Le second, In Bruges, une comédie dramatique à l'anglaise,
j'y ai trouvé un petit quelque chose de Guy Ritchie,
en plus drôle, un peu plus fin peut-être,
mais pas une finesse que je décrirais comme visible.
L'idée générale, le scénario et les personnages sont
vraiment atypiques et font de ce film un vrai moment…différent.
J'aime beaucoup la façon de jouer de l'absurde dans le cru,
et la vision tout sauf manichéenne de la rédemption,
pour laquelle aucune solution n'est donnée.
Collin Farell et Ralph Fiennes m'ont fourni
des preuves supplémentaires de mon estime pour leur jeu,
et la redécouverte de Clémence Poésy,
qu'on pourrait avoir envie de surveiller.
Il semblerait que ce soit une tendance du cinéma grand-britton
à faire dans les nuances et les histoires sans happy end,
ce qui ne leur fait que gagner en humanité,
pour ma part, j'adhère, même si je ne peux m'empêcher
d'avouer que j'ai été déçu face à Hallam Foe;
je m'attendais à quelque chose de plus intéressant,
même si le personnage joué par Jamie Bell
(souvenez-vous, Billy Elliot) est aussi attachant
que ce que j'avais pressenti dans la bande-annonce.
À vous de voir si un tour à Glasgow vous tente.

Le mot de la fin pour le poète:
« Si par hasard, su'l'pont des arts, tu croises le vent, le vent frippon,
prudence, prends garde à ton jupon…
»

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